Etienne Jaumet, Analord

Avec Night Music (Versatile), ce musicien échappé du duo Zombie Zombie, signe un premier album résolument trippant, qui dynamite le krautrock et la « kosmische musik » des années 70.

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Rencontre et interview, par Jean-Yves Leloup.

Lorsque l’on pénètre l’appartement d’Etienne Jaumet, le Français affiche la mine réjouie du gamin venant de déballer, au pied du sapin, son plus beau cadeau de Noël. Trônant au milieu du salon, son nouveau synthé, une copie du fameux Moog 55, vient en effet tout juste d’être livrée. Au mur, trois pochettes d’albums sixties signés Walter Carlos, finement encadrées, semblent confirmer que ce musicien de 38 ans, pourtant formé au saxophone, voue une passion dévorante pour ces instruments électroniques qui ont fait les beaux jours psychédéliques de la musique planante.

D’ailleurs, son premier album solo, dominée par « For Falling Asleep », long titre barré de vingt minutes, n’est pas sans évoquer les disques les plus créatifs de la grande époque de l’électronique cosmique. Construites autour d’un spasme de boite à rythme (l’éternelle TR 808), ses nappes vintage, ses boucles de synthés et ses complaintes de saxophone en forme d’incantation cosmique, possèdent une rare puissance sur les esprits qui, l’espace d’une quarantaine de minutes, souhaitent se débrancher du quotidien et rêver à un monde libéré du poids de l’apesanteur.

Cependant, malgré cette filiation avec les grandes utopies qui ont marqué les 70’s, Night Music évite avec élégance le piège de la nostalgie baba-cool, grâce à une maîtrise très personnelle de ces effets d’errance et d’extase, et à un mixage confié à Carl Craig. Son art de la retenue et de l’hypnose a apporté aux très belles divagations de Jaumet, une clarté et une vigueur que ne possédaient ni A Land For Renegades, le premier CD Zombie Zombie, ni même de nombreux albums seventies. C’est là l’un des traits marquants d’une nouvelle vague de musiciens et de DJs actuels qui, du génial et agité Romain Turzi, en passant par l’équipe de Dirty ou les plus tranquilles Studio, ont réussi à puiser dans cette époque lointaine une certaine liberté formelle ainsi qu’un sens de l’évasion et de la catalepsie.

http://www.myspace.com/etiennejaumet

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Digital Magma & Global Techno Story : Conférences de Jean-Yves Leloup

Retrouvez Jean-Yves Leloup, l’auteur des livres “Global Techno” et “Digital Magma”, pour quatre conférences en Bretagne et en Normandie.

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Dans le cadre du festival Electroni[K] :

DIGITAL MAGMA : Du DJ à l’iPod, 20 ans de révolutions musicales

Dans cette conférence richement illustrée en sons et en images, Jean-Yves Leloup évoque comment, en l’espace d’une vingtaine d’année, les innovations tant artistiques que technologiques, ont transformé notre accès à la culture et notre manière de vivre et de « consommer » la musique. De l’émergence de la culture DJ à la fin des années 80, jusqu’à la révolution actuelle du numérique, les artistes tout comme les auditeurs et les usagers des technologies ont en effet inventé de nouveaux modes d’écoute et de consommation de la musique : créations partagées et éphémères, sampling généralisé, pratique du mix et du remix, échanges de fichiers, création de playlist, nomadisme sonore…

De nouveaux usages et de nouvelles pratiques qui sont aujourd’hui au cœur des débats actuels sur le piratage et la crise du disque.

Adresse et détails : http://www.electroni-k.org/programmation-2009.html

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Sampling visuel

De Kutiman à Eboman, une courte histoire du sampling visuel

Sur la Toile, il suffit parfois d’une idée simple pour susciter le buzz et remporter les suffrages. Le web regorge en effet  de milliers de vidéos, parfois ingénieuses, souvent insignifiantes, affichant crânement leurs millions de visionages, régulièrement reprises par les grands médias avant d’être aussitôt oubliées. « The Mother Of All Funk Chords », vidéo musicale assemblée et réalisée par l’israélien Kutiman, a connu ce type d’engouement depuis sa mise en ligne en mars 2009 : plus de 700 000 clics et pas moins de 5 000 commentaires. Ce clip à l’énergie funk et au groove inspiré par le blues n’a pourtant pas grand chose à voir avec le commun des vidéos-gags qui encombrent les sites de partage vidéo.

Il s’agirait plutôt d’une création d’un genre nouveau, composée en son comme en image, à l’aide de dizaines de vidéos amateures postées sur Youtube. Ophir Kutiel, derrière qui se cache Kutiman, a en effet réussi à rassembler, ici un joueur d’harmonica, là un vieux batteur de jazz, un bassiste anonyme, un apprenti pianiste ou encore quelques mesures jouées par un professeur de guitare, afin de composer un groupe virtuel, interprète d’un morceau, lui, bien réel. Cette pièce réalisée avec patience et ingéniosité fait même partie d’un plus vaste projet en ligne, intitulé ThruYou, entièrement agencée de la sorte, et explorant d’autres territoires musicaux, plus électro avec « Babylon Band » ou orienté dub-reggae avec « This Is What It Became ». En somme, ce musicien de Tel Aviv est parvenu à renouveler avec adresse le concept du sampling, adapté à l’ère des réseaux sociaux.

Alors bien sûr, il n’est pas le premier à s’amuser avec ce type de sampling visuel. Beaucoup de vidéo-artistes, notamment fin 80-début 90, s’y sont essayés, si l’on pense par exemple au français Jérôme Lefdup, à l’Allemand Volker Schreiner et dans le domaine de l’électro, au VJ Eboman, à Coldcut ou à Hexstatic, ou plus récemment au collectif Addictive TV. Mais sa manière de composer un orchestre, à partir de matériau amateur, possède tout de même un petit goût d’inédit qui parvient à renouveler le genre.

Voici donc la vidéo qui ouvre le projet ThruYou, “The Mother Of All Funk Chord”

Plus intéressant du point de vue sonore, “Babylon Band”, aux accents drum & bass, toujours signé Kutiman.

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Sampling Visuel (Bonus)

Dans cette tendance au mash-up vidéographique, voici un bel exemple d’exercice rythmique signé UK Little Guy, et que nous avons oublié de citer dans le post précédent.

Oswaldologie

Depuis ses débuts post-punks jusqu’à son récent Vertical Ascent, Mortiz Von Oswald, figure historique mais discrète de la scène techno berlinoise s’est illustré sous de multiples incarnations.

Wire Von OswaldRetrouvez Mortiz Von Oswald, pour une de ses très rares interviews, au sommaire du numéro d’été de Wire.

1983 Palais Schaumburg

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Formé aux percussions classiques, Von Oswald rejoint cette formation new wave allemande qui explore alors, comme de nombreux groupes post-punks, de nouveaux territoires funk. Il y remplace le percussionniste F.M Einheit parti fonder la plus célèbre formation, Einstürzende Neubaten. Le groupe accueille par ailleurs quelques futurs grands noms de la musique contemporaine ou électronique, parmi lesquels Holger Hiller, son fondateur et chanteur entre 80 et 81, et Thomas Fehlmann, co-fondateur du groupe, qui participera à toute l’émergence de la scène techno allemande une décennie plus tard.

1989-91 En duo avec Ralf Hertwig

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Aux côtés d’Hertwig, batteur de Palais Schaumburg, Oswald signe sous les pseudos de Marathon, His Name Is Dime ou Time Unlimited les premières ébauches d’une techno mélodique racée, sur des labels comme EG, Teutonic Beats ou ZTT.

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Aux côtés de Thomas Fehlmann, ancien fondateur de Palais Schaumburg, Oswald accueille à Berlin certaines des stars de la scène de Detroit. Ils collaborent avec Juan Atkins, signant auprès du pionnier techno, des classiques tels que « Jazz Is The Teacher » et « Die Kosmischen Kuriere », mais aussi aux côtés du plus méconnu, Eddie Flashin’ Fowlkes, l’album oublié « Technosoul ».

1993-98 En duo avec Mark Ernestus

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Avec Basic Channel, à la fois duo et label, Oswald et Ernestus expérimentent une techno obsessionnelle et minimale avant l’heure. Avec le projet Maurizio, ils réinventent le dub à l’ère de la techno. Avec Rhythm & Sound, il la métissent avec le reggae. Enfin, grâce à la série des Round One to Five, ils parviennent à fusionner la deep-house de New York et la Jamaïque. Rien que des chef d’œuvres, et sa plus grande période créative.

2001 Wackies

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Depuis 2001, cette subdivision du label Basic Channel fondé par Oswald se consacre à la réédition des classiques oubliés et autrefois introuvables du label et studio reggae new-yorkais, Wackie’s (Junior Delahaye, Sugar Minott…).

2009, Moritz Von Oswald Trio

Max Loderbauer, live au sein du Mortiz Von Oswald trio

Fin des années 2000. Oswald se réinvente. Après le très beau « ReComposed » pour Detusche Grammophon, où il s’attaquait, aux côté de Carl Craig, à un remontage ambient et atmosphérique du « Boléro » de Ravel ainsi qu’à Moussorgski, il rassemble Vladislav Delay aux percussions et Max Loderbauer aux synthés, pour fonder le Moritz Von Oswald Trio. Le groupe expérimente, entre vaudou et transe, une forme étrange de groove vintage et organique, influencé par le dub et la techno et que l’on retrouve sur leur premier album, Vertical Ascent (Honest Jon/La Baleine).

Années 90 et 2000, Mastering master

Gravure d'une dubplates au studio berlinois, Dubplates & Mastering

Fondateur du studio berlinois, Dubplates & Mastering, Von Oswald est par ailleurs un remarquable technicien, capable de donner, grâce à l’opération du mastering, puissance, texture et profondeur aux disques qui passent entre ses main. Parmi ses nombreuses réussites techniques, on peut citer le magnifique « Agaï » de TV Victor chez Tresor, ou le plus récent album des Français de Lena & The Floating Roots Orchestra.

Listen & Download “Digital Dry Mix” by Jean-Yves Leloup

A la demande générale, le lien de ce DJ mix a été réactivé…

Minimal techno, electro (and a spice of electronica) DJ mix featurings new tracks by Ellen Allien, Daso, Stephan Bodzin, Plasmik, Spektre or H.O.S.H., and classics from Plastikman, Dopplereffekt, Kraftwerk and D.A.F.

(Picture above by Pierre-Emmanuel Rastoin)

Listen and/or download here : Digital Dry (Jean-Yves Leloup DJ Mix)

(detailed tracklisting below)

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Download : Waiting For Moritz mix

Electronica + dub techno + minimal beats (112′) by Jean-Yves Leloup @ Rex Club

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Recorded live at the Paris Rex Club on the 11th of July 2009, here is my two hours set, opening the party which gathered the Moritz Von Oswald Trio (feat. Vladislav Delay & Max Loderbauer) and Jeff Mills. Check the tracklisting below featuring tracks by Monolake, Swayzak, Philippe Cam, Pantytec, Frank Bretschneider, Trentemöller and, of course, Rhythm & Sound.

Enregistré live au Rex Club le 11 juillet dernier, voici un set d’une heure et cinquante minutes, qui a fait l’ouverture de la soirée rassemblant le Moritz Von Oswald Trio (avec Vladislav Delay et Max Loderbauer) et Jeff Mills, dans le célèbre club parisien. Pour ceux qui connaissent bien ce blog, vous y entendrez tous nos classiques préférés de ces deux dernières années, signés entre autres, Monolake, Swayzak, Philippe Cam, Pantytec, Frank Bretschneider, Trentemöller et, bien sûr, Rhythm & Sound.

Download here/ici

Tracklisting below/Tracklisting ci-dessous :

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Moritz Von Oswald Trio au Rex Club

Rendez-vous le samedi 11 Juillet pour cette soirée dont j’aurais l’honneur d’assurer le warm-up.

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MORITZ VON OSWALD TRIO & JEFF MILLS

0:00 20€/ prévente 15€
LIVE  MORITZ VON  OSWALD TRIO (Honest Jon’s Records– De)
DJ’s JEFF MILLS (Axis – Us)  -

Warm-up : JEAN-YVES LELOUP (fr)

Moritz Von Oswald Trio, est le nouveau projet live formé par 3 artistes musiciens d’exceptions : MORITZ VON OSWALD, MAX  LODERBAUER et  VLADISLAV DELAY.
Le communiqué du Rex Club : “Ils sont tous les 3 pionniers, dans les années 90, de cette scène électronique allemande. Ils ont influencés la majorité des artistes actuels et restent les références à ce jour. Co-fondateur de Basic Channel et Rhythm and Sound, Moritz Von Oswald est le producteur par excellence. Il manie les sonorités comme nul ne sait faire et est à ce jour le maître incontesté de la minimale allemande. Pour son nouveau projet live « MORITZ VON OSWALD TRIO » il collabore au côté de  Max Loderbauer (Sun Electric, NSI) et Vladislav Delay (Luomo), grand batteur de jazz qui à notamment collaboré avec AGF. La sortie de l’album est prévue pour fin septembre. En attendant, l’occasion vous est offerte de venir écouter ce live qui s’annonce prodigieux. Il était tout naturel que JEFF MILLS, un autre pionnier de la musique électronique, accompagne ces artistes sur la soirée. Ce magicien des platines saura nous régaler une fois de plus par sa technique et sa sélection de grand maître”.

Download : Earth Plot Geometry mix

Electronica + ambient + cinematic & experimental music mix and soundpiece by RadioMentale (2008/60′)

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Download

Tracklisting :
Fragments and edits of original tracks & works by Coh, Ridley Scott, Stefan Goldmann, Monolake, Frank Bretschneider, Alexander Kaline, AGF, Toshiya Tsunoda, Ryoji Ikeda, The Deep Eyes, Gogooo, Pole, Ellen Allien, The Agent (Eric Pajot)…
Voices :
Michel Houellebecq, Yves Klein, Harrison Ford, Cosey Fanny Tutti and Laurie Anderson.

A propos de “Earth Plot Geometry” ou “Géométrie des parcelles de la terre” :
Depuis 1992, RadioMentale créé des univers immersifs sous la forme de pièces sonores, de mixes ou d’émissions radiophoniques, dans lequel l’auditeur peut se projeter et donner libre cours à son imaginaire. “Géométrie des parcelles de la terre”, composée d’une multitude de couches, de fragments d’œuvres musicales, de voix et de dialogues, compose un vaste paysage sonore volontiers hypnotique, mental et introspectif, jouant sur un va-et-vient entre un univers numérique abstrait et des field recordings (sons naturels et urbains) liés au concret et au quotidien. Cette pièce a été composée à l’origine pour l’exposition parisienne “Reality”, consacrée aux mondes virtuels.

Download : Me, Myself & iPod

A télécharger sur notre blog, un documentaire (2009, 65mn), ou plutôt un essai radiophonique (attention, ce n’est pas un DJ Mix), réalisé par Jean-Yves Leloup et Gilles Mardirossian pour l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture, et consacré à la culture de la mixtape et de la playlist.

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Téléchargez : ici

Du Walkman à l’iPod
Les nouveaux modes numériques d’écoute et de consommation de la musique ont engendré de nouveaux comportements chez les auditeurs. On échange la musique, légale ou piratée, on accumule les titres, on sature son disque dur de fichiers MP3, on sonorise ses voyages et ses trajets et l’on créé des playlists, des listes de lecture dédiées aux moment privilégiés de sa vie quotidienne et destinées à ses amis ou ses amours. Pour autant, cette révolution remonte au années 80 où l’apparition de la K7, mais aussi de dispositifs mobiles (baladeurs, Boombox et auto-radio) avaient d’ores et déjà transformé notre rapport à la musique et à son écoute.

Du walkman à l’iPod, en passant par les révolutions successives de la K7 audio et du MP3, auditeurs, penseurs, philosophes, professionnels et musiciens évoquent cette relation intime et immersive avec la musique, depuis leur plus tendre enfance jusqu’au seuil de leur mort.

Cette émission composée en forme de déambulation à travers les voix et les époques, la pop des Beach Boys comme l’électronique la plus avant-gardiste, est réalisée par Jean-Yves Leloup, journaliste, DJ et artiste sonore, auteur du récent essai : « Digital Magma : de l’utopie des raves parties à la génération iPod » (Scali 2007, Sternberg Press 2009).

La page de l’ACR de France culture : cliquez ici

Entretiens avec David Toop (auteur et musicien), Laurent Massaloux (designer), Joachim Montessuis (artiste et musicien), Robert Hampson (musicien), Guillaume Huret (designer sonore), Benoît Repoux et Nicolas Nieto (journalistes), Jean-François Guillon (plasticien), Jean-Philippe Martzel (publicitaire), Jean-Christoph Onno (musicien) et Luna Cohen-Solal (lycéenne et music lover)…

Musiques de : Grizzly Bear, AtomTM, Thomas Brinkmann, The Beach Boys, Tony Joe White, David Toop, Joakim, Henrik Schwarz…

Archives : Jacques Attali, Brian Eno, Roland Barthes, Jean-Luc Godard, John Rubinstein (fils d’Arthur Rubinstein). Ainsi que : Henri Rollan, poème lu, Conte de Fée de Robert Desnos.

Films : « Hi-Fidelity » de Stephen Frears, « Elizabeth Town » de Cameron Crowe.

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