Moritz Von Oswald Trio au Rex Club

Rendez-vous le samedi 11 Juillet pour cette soirée dont j’aurais l’honneur d’assurer le warm-up.

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MORITZ VON OSWALD TRIO & JEFF MILLS

0:00 20€/ prévente 15€
LIVE  MORITZ VON  OSWALD TRIO (Honest Jon’s Records– De)
DJ’s JEFF MILLS (Axis – Us)  -

Warm-up : JEAN-YVES LELOUP (fr)

Moritz Von Oswald Trio, est le nouveau projet live formé par 3 artistes musiciens d’exceptions : MORITZ VON OSWALD, MAX  LODERBAUER et  VLADISLAV DELAY.
Le communiqué du Rex Club : “Ils sont tous les 3 pionniers, dans les années 90, de cette scène électronique allemande. Ils ont influencés la majorité des artistes actuels et restent les références à ce jour. Co-fondateur de Basic Channel et Rhythm and Sound, Moritz Von Oswald est le producteur par excellence. Il manie les sonorités comme nul ne sait faire et est à ce jour le maître incontesté de la minimale allemande. Pour son nouveau projet live « MORITZ VON OSWALD TRIO » il collabore au côté de  Max Loderbauer (Sun Electric, NSI) et Vladislav Delay (Luomo), grand batteur de jazz qui à notamment collaboré avec AGF. La sortie de l’album est prévue pour fin septembre. En attendant, l’occasion vous est offerte de venir écouter ce live qui s’annonce prodigieux. Il était tout naturel que JEFF MILLS, un autre pionnier de la musique électronique, accompagne ces artistes sur la soirée. Ce magicien des platines saura nous régaler une fois de plus par sa technique et sa sélection de grand maître”.

Download : Earth Plot Geometry mix

Electronica + ambient + cinematic & experimental music mix and soundpiece by RadioMentale (2008/60′)

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Download

Tracklisting :
Fragments and edits of original tracks & works by Coh, Ridley Scott, Stefan Goldmann, Monolake, Frank Bretschneider, Alexander Kaline, AGF, Toshiya Tsunoda, Ryoji Ikeda, The Deep Eyes, Gogooo, Pole, Ellen Allien, The Agent (Eric Pajot)…
Voices :
Michel Houellebecq, Yves Klein, Harrison Ford, Cosey Fanny Tutti and Laurie Anderson.

A propos de “Earth Plot Geometry” ou “Géométrie des parcelles de la terre” :
Depuis 1992, RadioMentale créé des univers immersifs sous la forme de pièces sonores, de mixes ou d’émissions radiophoniques, dans lequel l’auditeur peut se projeter et donner libre cours à son imaginaire. “Géométrie des parcelles de la terre”, composée d’une multitude de couches, de fragments d’œuvres musicales, de voix et de dialogues, compose un vaste paysage sonore volontiers hypnotique, mental et introspectif, jouant sur un va-et-vient entre un univers numérique abstrait et des field recordings (sons naturels et urbains) liés au concret et au quotidien. Cette pièce a été composée à l’origine pour l’exposition parisienne “Reality”, consacrée aux mondes virtuels.

Download : Me, Myself & iPod

A télécharger sur notre blog, un documentaire (2009, 65mn), ou plutôt un essai radiophonique (attention, ce n’est pas un DJ Mix), réalisé par Jean-Yves Leloup et Gilles Mardirossian pour l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture, et consacré à la culture de la mixtape et de la playlist.

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Téléchargez : ici

Du Walkman à l’iPod
Les nouveaux modes numériques d’écoute et de consommation de la musique ont engendré de nouveaux comportements chez les auditeurs. On échange la musique, légale ou piratée, on accumule les titres, on sature son disque dur de fichiers MP3, on sonorise ses voyages et ses trajets et l’on créé des playlists, des listes de lecture dédiées aux moment privilégiés de sa vie quotidienne et destinées à ses amis ou ses amours. Pour autant, cette révolution remonte au années 80 où l’apparition de la K7, mais aussi de dispositifs mobiles (baladeurs, Boombox et auto-radio) avaient d’ores et déjà transformé notre rapport à la musique et à son écoute.

Du walkman à l’iPod, en passant par les révolutions successives de la K7 audio et du MP3, auditeurs, penseurs, philosophes, professionnels et musiciens évoquent cette relation intime et immersive avec la musique, depuis leur plus tendre enfance jusqu’au seuil de leur mort.

Cette émission composée en forme de déambulation à travers les voix et les époques, la pop des Beach Boys comme l’électronique la plus avant-gardiste, est réalisée par Jean-Yves Leloup, journaliste, DJ et artiste sonore, auteur du récent essai : « Digital Magma : de l’utopie des raves parties à la génération iPod » (Scali 2007, Sternberg Press 2009).

La page de l’ACR de France culture : cliquez ici

Entretiens avec David Toop (auteur et musicien), Laurent Massaloux (designer), Joachim Montessuis (artiste et musicien), Robert Hampson (musicien), Guillaume Huret (designer sonore), Benoît Repoux et Nicolas Nieto (journalistes), Jean-François Guillon (plasticien), Jean-Philippe Martzel (publicitaire), Jean-Christoph Onno (musicien) et Luna Cohen-Solal (lycéenne et music lover)…

Musiques de : Grizzly Bear, AtomTM, Thomas Brinkmann, The Beach Boys, Tony Joe White, David Toop, Joakim, Henrik Schwarz…

Archives : Jacques Attali, Brian Eno, Roland Barthes, Jean-Luc Godard, John Rubinstein (fils d’Arthur Rubinstein). Ainsi que : Henri Rollan, poème lu, Conte de Fée de Robert Desnos.

Films : « Hi-Fidelity » de Stephen Frears, « Elizabeth Town » de Cameron Crowe.

Musique Plastique (1)

Texte : Jean-Yves Leloup
Version intégrale de l’article publiée dans le numéro de mai 2009 de Tsugi.
Image : Etienne de Crécy live. Dispositif visuel de Exyzt. Photo : Yves Malenfer.

Au-delà du Vjing et des projections parfois bien pauvres qui viennent accompagner nos artistes favoris sur scène, une nouvelle génération d’artistes, qu’ils soient plasticiens, graphistes, vidéastes ou architectes, est en passe de révolutionner la notion de live. DJs, laptop, guitare, basse et batterie laissent en effet de plus en plus la place à une forme inédite de concerts multimédias et à ce que l’on nomme désormais, la musique visuelle.

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Ecrans scintillants et démultipliés, mises en scène poétiques et lumineuses, dialogues entre musiciens et images vidéos, shows hypnotiques et installations immersives… c’est comme si un vent nouveau de créations audiovisuelles soufflait sur la saison des festivals qui s’ouvre en ce printemps 2009. Que l’on évoque les récents festivals Nemo, Exit et Vision’R organisés en Avril à Paris et en région parisienne, les prometteurs Bains numériques à Enghien, Territoires Electroniques à Aix ou bien sûr Mutek et Elektra à Montréal, on ne compte en effet plus ces spectacles d’un nouveau genre, dans lesquels la musique, les architectures d’écrans et la mise en scène semblent occuper une part égale. Au-delà du simple graphiste ou VJ invité à illustrer le travail d’un DJ ou d’un producteur, il s’agit bien ici de « concerts audiovisuels », puisque tel est le terme désormais admis, conçus dès leur origine comme un véritable dialogue entre son et image.

Digital Performers
Le genre a même ses deux pionniers, les réputés Ryoji Ikeda et Carsten Nicolaï, dont le parcours atteste bien de cette double nature sonore et visuelle. Venus à la fois de l’électronica, mais aussi du spectacle vivant et de la danse (pour le Japonais) ou de l’univers de l’art contemporain (pour l’Allemand), ces artistes ont imposé depuis le début des années 2000 de puissantes performances scéniques, ainsi que de nombreuses installations, dans lesquelles ils proposent un travail de visualisation de leur électro ultra minimaliste, et une mise en musique de formes abstraites et géométriques créés à l’aide de leurs laptop, rappelant cet univers de données numérique dans lequel nous sommes quotidiennement immergé. Ayant largement écumé les scènes françaises (ils font chaque année salle comble au Centre Pompidou) ou même internationales, ces deux laborantins semblent ainsi avoir créé dans leur sillage, une esthétique, une scène, une culture même, dans laquelle de nombreux héritiers et suiveurs se sont engouffrés, sans pouvoir toujours rivaliser avec leurs aînés. Car malgré le caractère spectaculaire de ces performances, il faut bien avouer que de nombreux artistes peinent encore à dépasser le stade du graphisme animé, leur images époustouflantes se révélant parfois incapables de jouer avec le temps ou de solliciter une quelconque identification de la part du spectateur. Continuer la lecture ‘Musique Plastique (1)’

Musique Plastique (2)

Cinéastes DJs et musique visuelle ont rendez-vous au festival Bains Numériques 2009.

Rinocérôse mis en scène par Electronic Shadow
Bonne nouvelle, la 4e édition de Bains numériques, festival international des arts numériques organisé en juin prochain au Centre Des Arts d’Enghien-Les-Bains (à 10mn de Paris en RER), devrait constituer une occasion unique de découvrir à quoi ressemble cette nouvelle vague de concerts audiovisuels et de perfos multimédias. Le 5 Juin, c’est le cinéaste britannique Peter Greenaway (oui oui, l’auteur de « Meurtre dans un jardin anglais » et de « Zoo ») qui, aux commandes d’un film live et digital, ouvrira le bal grâce à une représentation exceptionnelle de son Tulse Luper VJ Tour. Le lendemain, place au montréalais Herman Kolgen, dont les vertigineux spectacles produits avec son acolyte Skoltz, ont déjà fait les beaux jours de nombreux festivals numériques, Mutek en tête. Enfin, les 12 et 13 juin, organisé en plein air sur le très beau Lac d’Enghien, Etienne de Crécy et les artistes-architectes d’Exyzt proposeront une nouvelle création audiovisuelle, suivie de Futurinô, le show très attendu de Rinocérôse et des architectes et artistes multimédias d’Electronic Shadow.

Du 5 au 13 juin. Entrée libre pour toutes les manifestations.
www.bainsnumeriques.fr

THE VIRGIN (RECORDS) SUICIDE

Version complète de l’article publié dans le magazine Tsugi du mois d’Avril 2009. Enquête : Jean-Yves Leloup

Du prog-rock à Daft Punk, en passant par les Sex Pistols et la new wave, des seventies planantes jusqu’à la crise du numérique, Virgin Records a constitué l’un des plus puissants labels indépendants, ou l’une des majors les plus audacieuses, de l’histoire de la musique. Retour sur la gloire, et la décadence, d’une maison de disque « laboratoire »…

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Il fût une époque, encore très récente, où travailler dans une maison de disque ressemblait fort au labeur des ouvriers du nord et de l’est de la France, à l’heure de la crise de la sidérurgie et du bassin minier. On bosse et on creuse six pieds sous terre, sans vraiment savoir si l’on ne devra pas aller pointer au chômage dès le lendemain ou risquer ses dernières économies au PMU.
Au cours de la dernière décennie, c’est un peu ce qu’ont vécu de nombreux employés du label Virgin. Au fil des années, c’est comme si le label avait fini par être démantelé à l’heure de la révolution du numérique et de la crise du disque. Pour les journalistes, les rapports fructueux entretenus depuis les années 90 avec le label des Daft, Chemical, Air, Cassius ou du très engagé, Doc Gyneco, étaient même devenus quasi inexistants. Vu le peu d’infos et de répondant de la part de la petite équipe restée en place après plusieurs plans sociaux, la disparition discrète et fort peu médiatisée de Labels, structure historique dédiées aux indépendants, et le regroupement de toutes les équipes au siège d’EMI, du côté de la Porte de Clignancourt, le futur de Virgin semblait alors fragile, sinon désespéré. A l’évidence, la fusion et l’absorption du label par EMI en 2002 (après un premier rachat en 1993), l’écrémage du catalogue (contrats résiliés pour Miss Kittin ou Asian Dub Foundation par exemple), le recentrage général de la maison-mère sur le système des « priorités » (en gros les artistes promis au succès populaire le plus prévisible) mais plus encore les effets dévastateurs de la crise du disque, avaient eu raison de la plus audacieuse des majors.
Continuer la lecture ‘THE VIRGIN (RECORDS) SUICIDE’

Download : MonuMental Mix

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Electro vs Rock  Mix (+ Euro Grime Beats) (73′)

Tracks by : Atom TM, Bumblebeez, Alloy Mental, Mypark, Wighnomy Brothers & Robab Wruhme, Gary Beck, Modeselektor, Gameboy Gamegirl, Surkin, Uffie, Wow, Toxic Avenger, In Flagranti, Matthew Dear…

Cover picture by : Eric Pajot

Mixed by RadioMentale, DJ duo founded by Jean-Yves Leloup & Eric Pajot (Pajot is also known as The Agent and Robopop).

This electro-rock mix, commissioned by french rock label Le Grand Bag, has never been released. So Feel free to download it !

Complete tracklisting below.

Un mix réalisé par RadioMentale, le duo fondé par Jean-Yves Leloup et Eric Pajot (ce dernier bossant par ailleurs sous le nom de The Agent and Robopop). Commandé par le label rock Le Grand Bag, le mix n’est hélas jamais sorti. A télécharger ici.

Tracklisting complet ci-dessous.

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David Toop : Voyage au centre de l’Ether

Avec « Ocean of sound », sorti en 1995 et réédité cet automne en France aux éditions Kargo, le musicien et critique anglais David Toop livre une vision résolument personnelle et de la musique et du son. De Debussy à Aphex Twin, en passant par Sun Ra et Stockhausen, du jazz à la techno sans oublier les bruits de notre environnement quotidien, Toop se penche sur un siècle de mutation musicale et de perception sonore.

Un livre toujours aussi indispensable près de 15 ans après sa première édition anglaise.

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Voici l’entretien complet réalisé avec l’auteur en 2001, dont une partie a été reproduite dans la nouvelle version du livre Global Techno.

Première question, en forme de remarque : j’ai l’impression que la leçon principale de ce livre, c’est celle de réapprendre à être à l’écoute du monde, de l’univers sonore qui nous entoure…
Lorsque j’ai débuté ” Oceans of sound “, j’avais dans l’idée de faire un livre sur les musiciens, sur la composition. L’idée m’est venu à l’époque où l’ambient music était populaire, ce qui rendait le tout plus facile à vendre au public comme aux éditeurs. Mais au fond, je voulais écrire un livre qui synthétise toutes mes idées à propos du son et de la musique, telles que je les avais accumulées au cours de ces vingt-cinq dernières années. Et non pas un livre sur la façon de faire de la musique, sur les personnalités qui peuplent la scène musicale. C’était une manière de renverser l’approche classique. Et vous avez raison, c’est un livre entièrement dédié à l’écoute et à la manière dont la musique du 20e siècle s’est ouverte à de nombreux univers. La manière dont différentes formes de musiques ont littéralement implosé… Le livre débute d’ailleurs par l’histoire de Debussy, son expérience d’écoute et de découverte de la musique balinaise lors de l’exposition universelle de 1889.

Au cours du livre, de nombreux musiciens, à l’image de Daniel Lanois par exemple, relatent leurs premières expériences, ou leurs premiers souvenirs marquants en matière de perception sonore. Avez-vous vécu une telle expérience originelle ?
Ce qui est intéressant dans le cas de Daniel Lanois, c’est qu’il a justement de nombreux exemples de scènes d’enfance où le son a pu influencer son travail de musicien. Il a grandi au Canada, au cœur de ces vastes paysages, où le son prend une dimension certaine. Pour ma part, j’ai grandi dans la banlieue de Londres (rires). Beaucoup de souvenirs sonores reviennent à ma mémoire, mais ils sont très fragmentés. Le son de l’eau coulant dans les tuyauteries, le vent soufflant derrière la maison de mes parents, différents types de musique, ou encore le son de la télévision… Mais la raison fondamentale pour laquelle une personne se souvient d’un son en particulier, et une autre personne d’un son différent, est presque impossible à établir. Mes parents ne s’intéressaient aucunement à la musique. Je crois que l’ouïe était tout simplement mon sens le plus développé, même si j’ai étudié les arts visuels. Notre société est d’ailleurs basée sur la communication visuelle. Le son y est rarement pris en compte. Beaucoup de gens n’y réfléchissent jamais. Continuer la lecture ‘David Toop : Voyage au centre de l’Ether’

Kuduro : French connexions (3)

Texte : Jean-Yves Leloup
Photos : © Frédéric Galliano
Version longue de l’article publié dans Tsugi

En France, sur les dancefloors, le Kuduro gagne du terrain. Tout d’abord circonscris aux soirées de la communauté capverdienne, il a désormais envahi les fêtes afro-antillaises, connaît un petit succès dans les discothèques populaires, attire pas mal de DJs issus de la scène ghetto-tech et séduit enfin une poignée de producteurs enthousiastes qui considèrent le phénomène comme un renouvellement inédit du genre électronique.

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Dans le 18E arrondissement de Paris, chez le disquaire La rumba africaine, une des très rares boutiques spécialisée en musique lusophone, la très accueillante patronne du lieu nous confirme l’engouement récent de toute une génération pour les tempos syncopés et le phrasé énergique du kuduro. Chez nous, le genre a connu ses premiers succès discographiques il y a environ un an et depuis six mois, les compilations et les DVD (il n’existe pas de vinyles) importés d’Angola et du Cap Vert, parfois via le Portugal, connaissent un véritable engouement, notamment dans la communauté capverdienne, particulièrement importante dans l’hexagone. C’est d’ailleurs chez ce même disquaire que l’on croise le très affable DJ Nays, nouvelle figure déjà reconnue du genre (son premier album est prévu pour le printemps et il accompagne souvent sur scène le prometteur duo des Princes du Kuduro). «Depuis quelques temps, nous dit-il, je n’arrête pas de jouer, à Paris, mais aussi à l’étranger, au Luxembourg, en Suisse, en Hollande, un peu partout où l’on trouve des communautés portugaises ». A l’image de ses (très) jeunes confrères DJ, le trio de Djs, Cabos, Vielo et Anilson ou encore Master Xuxu, Pilasom et Puto X, son succès a rapidement dépassé le cercle des seules fêtes communautaires. « Ces rythmes électroniques, que l’on appelle parfois batida underground », ajoute son pote Cabos, « ont rapidement séduit les gens du hip hop et le public des soirées afro-antillaises ». Depuis, aucune des ces fêtes du 18e ou du 93, souvent torrides et ultra sapées, ne peut se passer de kuduro, le genre rivalisant désormais avec les très populaires zouk, coupé-décalé et autres dancehall.

Culture “choré”
Fait marquant, c’est à travers la danse que le mouvement a pris son essor. Son déhanchement sensuel, son jeu de jambes élégant (très éloignée des chorégraphies hargneuses et spectaculaires des musseques, les ghettos de Luanda) lui ont assuré, via les sites de partage vidéo, une place aux côtés du hip hop et de la tecktonik. En effet, c’est désormais à travers les « chorés », les battles et les teams de danseurs (ici, Les Rois du Kuduro ou NKM) que les nouveaux styles de musiques comme le Kuduro parviennent à s’implanter chez les jeunes des quartiers populaires, un phénomène que l’on avait peu connu en France depuis l’avènement du twist (ambassadeur du rock’n roll) ou du Locomotion (autre danse pionnière et collective). Rien d’étonnant donc à ce que les DVDs aggrémentés de démonstrations et de cours de danses soient si nombreux, et que les compiles commerciales de Kuduro contiennent toutes, comme celles de Tecktonik, leurs petites vidéos d’apprentissages, histoire de briller en teuf, notamment lors des quart d’heure spécial Kuduro qui émaillent de nombreuses soirées. Continuer la lecture ‘Kuduro : French connexions (3)’

Kuduro : mix & videos (2)

Une sélection de sons et d’images, pour celles et ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ce style afro-électro innovateur, venu d’Angola.

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Frédéric Galliano (Frikyiwa) “Kuduro Mix” (62’) (Streaming MP3)
Galliano découvre le Kuduro angolais en 2005 lors de son premier voyage dans ce pays du Sud-Ouest de l’Afrique. Voici le premier mix qu’il a réalisé à l’époque, témoignant de la production électronique luandaise composée au cours des années 2003-2006. Les titres mixés ici évoluent entre une inspiration house et de plus fiévreuses batidas (rythmiques), proches de la samba.

Ecouter le mix, posté sur le site de Tsugi.

promo_mix_kuduro_2Marvy Da Pimp “Call Of Kuduro II” (20′) (MP3 download)
Jeune métis franco-sénégalais (Les îles du Cap Vert, deuxième patrie du Kuduro, se trouvent au large du Sénégal), Marvy Da Pimp fait partie de cette nouvelle génération mêlant, dans ses mixes, Booty House et Ghetto Tech, Baile Funk et Kuduro. On le retrouve régulièrement dans les soirées Booty Call notamment au Social Club de Paris ou à la Cantine du Batofar. Il s’intéresse au Kuduro depuis environ un an et demi. S’il possède quelques potes au Portugal dans l’entourage de Buraka Som Sistema, qui lui envoient parfois quelques titres, il passe beaucoup de temps sur les blogs et le net (le blog Masala, le site du DJ Normal Nada) afin de dénicher les nouveautés du genre, toujours très difficiles à trouver chez nous. Ses productions perso sont inspirées par la nouvelle vague Fidget et devraient bientôt sortir en maxi.

Télécharger son mix, “Call Of Kuduro II”.

Sa page Myspace.

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