Depuis ses débuts post-punks jusqu’à son récent “Vertical Ascent”, Mortiz Von Oswald, figure historique mais discrète de la scène techno berlinoise, s’est illustré sous de multiples incarnations.
1983 : Palais Schaumburg

Formé aux percussions classiques, Von Oswald rejoint cette formation new wave allemande qui explore alors, comme de nombreux groupes post-punks, de nouveaux territoires funk. Il y remplace le percussionniste F.M Einheit parti fonder la plus célèbre formation, Einstürzende Neubaten. Le groupe accueille par ailleurs quelques futurs grands noms de la musique contemporaine ou électronique, parmi lesquels Holger Hiller, son fondateur et chanteur entre 80 et 81, et Thomas Fehlmann, co-fondateur du groupe, qui participera à toute l’émergence de la scène techno allemande une décennie plus tard.
1989-91 : En duo avec Ralf Hertwig

Aux côtés d’Hertwig, batteur de Palais Schaumburg, Oswald signe sous les pseudos de Marathon, His Name Is Dime ou Time Unlimited les premières ébauches d’une techno mélodique racée, sur des labels comme EG, Teutonic Beats ou ZTT.
1992-93 : 2MB &3MB

Aux côtés de Thomas Fehlmann, ancien fondateur de Palais Schaumburg, Oswald accueille à Berlin certaines des stars de la scène de Detroit. Ils collaborent avec Juan Atkins, signant auprès du pionnier techno, des classiques tels que « Jazz Is The Teacher » et « Die Kosmischen Kuriere », mais aussi aux côtés du plus méconnu, Eddie Flashin’ Fowlkes, l’album oublié « Technosoul ».
1993-98 : En duo avec Mark Ernestus

Avec Basic Channel, à la fois duo et label, Oswald et Ernestus expérimentent une techno obsessionnelle et minimale avant l’heure. Avec le projet Maurizio, ils réinventent le dub à l’ère de la techno. Avec Rhythm & Sound, il la métissent avec le reggae. Enfin, grâce à la série des Round One to Five, ils parviennent à fusionner la deep-house de New York et la Jamaïque. Rien que des chef d’œuvres, et sa plus grande période créative.
2001 : Wackies

Depuis 2001, cette subdivision du label Basic Channel fondé par Oswald se consacre à la réédition des classiques oubliés et autrefois introuvables du label et studio reggae new-yorkais, Wackie’s (Junior Delahaye, Sugar Minott…).
2009 : Moritz Von Oswald Trio

Max Loderbauer, live au sein du Mortiz Von Oswald trio
Fin des années 2000. Oswald se réinvente. Après le très beau « ReComposed » pour Detusche Grammophon, où il s’attaquait, aux côté de Carl Craig, à un remontage ambient et atmosphérique du « Boléro » de Ravel ainsi qu’à Moussorgski, il rassemble Vladislav Delay aux percussions et Max Loderbauer aux synthés, pour fonder le Moritz Von Oswald Trio. Le groupe expérimente, entre vaudou et transe, une forme étrange de groove vintage et organique, influencé par le dub et la techno et que l’on retrouve sur leur premier album, Vertical Ascent (Honest Jon/La Baleine).
Années 90 et 2000 : Mastering master

Fondateur du studio berlinois, Dubplates & Mastering, Von Oswald est par ailleurs un remarquable technicien, capable de donner, grâce à l’opération du mastering, puissance, texture et profondeur aux disques qui passent entre ses main. Parmi ses nombreuses réussites techniques, on peut citer le magnifique « Agaï » de TV Victor chez Tresor, ou le plus récent album des Français de Lena & The Floating Roots Orchestra.
a noter dans ce genre que le groupe anglais Bandulu fut dans les années 90 des pionniers pour l’aspect dub et minimal dans la techno avec notament le titre long count
Oui la collaboration avec Eddie Fowlkes reste précieuse…
goodbye kiss pour eddie flashin fowlkes !