Kuduro, l’Afrique Electro (1)

Entretien : Jean-Yves Leloup
Photos : Frédéric Galliano

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Avec son album Kuduro Sound System, débuté en septembre 2005 et sorti en 2006, Frédéric Galliano fût le premier musicien occidental à programmer du Kuduro angolais et à inviter sur son album, certains des artistes les plus créatifs du genre. Le français, volontiers enthousiaste et grande gueule, nous relate la découverte de cette authentique musique électronique africaine.

Le fondateur du label Frikyiwa, ancienne figure de F Com, prépare actuellement un nouvel album et une nouvelle compilation dédiée au Kuduro. On le retrouvera cet été en tournée.

Quand et comment a eue lieu ta rencontre avec le Kuduro ?
Lors d’une date en Angola, alors que j’étais en tournée en Afrique Centrale avec mon projet African Divas. Dès mon arrivée à Luanda, je monte dans un taxi, j’entends un morceau et je me dis, « c’est quoi ce truc terrible ! ». Je demande à écouter trois ou quatre morceaux et puis là je me rends compte que je suis face à un truc vraiment nouveau. Donc, j’arrête le premier vendeur de CD qui passe dans la rue et je lui achète quatre compiles de Kuduro direct. Parce que j’ai tout de suite compris qu’il se passait là quelque chose… Et c’est étonnant parce que trois semaines avant de partir, j’avais donné une interview pour Mondomix et TV5 Monde où je livrais cette phrase un peu prémonitoire, « le jour où l’Afrique va faire de la musique électronique, avec un médium électronique, à savoir un ordinateur, mais basée sur ses propres rythmiques, ses propres références culturelles, on va en prendre plein les oreilles ». Je parle de leurs propres références, car au cours de l’interview, je dénigrais le hip hop africain qui pour moi est sans intérêt, parce que c’est assez pauvre, pauvre d’un point de vue identitaire ou sonore, sauf parfois au niveau du flow dans certains pays.
Donc, arrivé en Angola, je tombe là-dessus et je me rends compte immédiatement que cette musique, à part le pied sur tous les temps, qui est effectivement issu de la house et de la techno, est largement inspiré du swing de la batucada et tiré d’un truc traditionnel. Je me rends compte que c’est un type de programmation complètement novateur, qui n’existe pas ailleurs. Ce n’est pas de la jungle, de la house, de la techno ou du zouk, mais plutôt une sorte d’ovni. Je réalise en l’écoutant et en le décortiquant qu’il y a donc à la fois une origine house, à savoir le pied sur tous les temps, et puis quelque chose d’africain. J’ai donc cherché à en savoir plus et j’ai réussi à rencontrer Tony Amado, le créateur du Kuduro. Et je lui ai donc demandé comment lui était venue l’idée. Il m’explique alors qu’en 1996, en pleine guerre civile, il va dans une discothèque et il entend « I Like To Move It, Move It », et il adore. Il me dit, « j’aimais bien cette énergie, j’aimais bien la voix du mec, mais ce n’étais pas de la musique angolaise, donc ça m’ennuyait un peu ». Il rentre donc dans son studio il garde le pied sur tous les temps, mais base tous les autres éléments rythmiques comme la caisse claire ou les charleys sur des rythmiques issues des percussions traditionnelles angolaises, elles-mêmes ancêtres des batucadas brésiliennes (l’esclavage a emmené ces rythmiques de l’autre côté de l’Atlantique). Dessus, il s’est donc mis à chanter et il a réalisé quasi instantanément un mix parfait. A savoir, un pied sur tous les temps qui donne l’énergie européenne, et dessus cette espèce de quantification de percussion, ajouté à un flow complètement original, qui n’est ni un flow de ragga, ni de hip-hop.

Tony Amado, créateur du Kuduro

Tony Amado, créateur du Kuduro

Je perçois donc alors intuitivement que ce truc-là possède un potentiel énorme qui, en l’état, ne pourrait pas encore tout à fait marcher chez nous. Mais j’ai ressenti à ce moment-là le même choc quand, à l’âge de vingt ans, j’ai entendu les productions house de Strictly Rhythm. Et pour moi, le Kuduro, c’est vraiment de la musique électronique. A la Fnac, c’est encore classé dans la section Musiques du mondes, mais quand tu regardes du strict point de vue de la production, on est vraiment dans l’électro. Le Kuduro, c’est un mec devant un ordi et un mec qui chante, c’est tout. Et c’est aussi une musique de DJ. Tout ces éléments réunis ont donc fait qu’en quelques minutes, je me suis pris une grosse claque et je me suis dit, « voilà, la nouvelle musique électronique ». Pendant que tout le monde continue à se regarder avec la minimale ou d’autres styles, et qu’il ne se passe plus grand chose en Europe, je me rends compte que la véritable nouveauté vient de l’hémisphère sud. C’est quelque chose que j’avais déjà senti au début des années 2000. En effet, à partir de la fin des années 90, l’arrivée de l’internet et la baisse des prix du matériel électronique ont permis aux pays du sud d’avoir accès aux mêmes technologies que nous. Cela, je m’en étais rendu compte au mois de mai 1999, lors d’un voyage au Mali, où je fus l’un des premiers à introduire un sampler dans le pays. Je l’avais vendu à un producteur malien qui, malheureusement, a fait pas mal de musique médiocre avec, et a beaucoup influencé une très mauvaise production malienne, qui s’est fait depuis. Mais si tu veux, je m’étais rendu compte que l’arrivé de cette machine avait directement changé les choses. De la même manière, à partir de 1998, on a assisté à un changement complet de la circulation de l’information grâce à l’Internet. Quand j’allais au Mali ou au Sénégal à la fin des années 90, je galérais pour accéder au Net. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, dans n’importe quelle petite ville reculée, tu as Internet, et cela a complètement changé la donne. Cette nouvelle circulation de l’information et cette possibilité, pour les pays du sud, d’accéder aux mêmes technologies que nous, fait que l’on met des moyens à disposition à des mecs qui ont plein d’idées. Et forcément, il va y avoir de l’ébullition. Ca a donc été le cas avec le Kuduro et dans l’avenir, c’est tout le sud qui va suivre le mouvement, à l’image de ce qui s’est passé au Brésil ou au Mozambique.

J’ai entendu dire que de jeunes musiciens s’amusaient notamment avec des téléphones portables pour obtenir certains sons électroniques. C’est la chanteuse M.I.A. qui a raconté ça dans une interview donnée l’année passé à Rolling Stone.
C’est possible, mais c’est quelque chose que tu retrouves aussi dans le Baile funk à Rio de Janeiro. Ce que je trouve plus intéressant et nouveau avec le Kuduro, comparé au reste de la musique électronique, le hip hop comme la techno, qui sont très souvent sérieux, c’est que dans l’univers du Kuduro, tout est permis. Tu peux faire n’importe quoi, tu peux faire un morceau avec un cri de coq ou un son de portable, c’est une musique tellement folle, qui est à la fois très quantifiée, tout en paraissant totalement breakée et déstructurée. La première fois que je me suis rendu en Angola, j’ai très humblement voulu y apprendre les bases du Kuduro. Des gamins comme le Buraka Som Sistema s’imaginent que l’on peut faire du Kuduro comme ça simplement, mais putain c’est vachement plus malin que ça, il y a dedans des choses qui renvoient à plein d’éléments de l’histoire de la musique de la percussion angolaise, il y a des temps forts, des manières de placer des triolets sur du binaire, tu ne peux pas faire du Kuduro de manière aussi simple et facile que l’on pourrait le croire à la première écoute.

Danseurs de Kuduro, lors d'un live de Frédéric Galliano

Danseurs de Kuduro, lors d'un live de Frédéric Galliano

Il y a donc une approche très ludique…
En effet, sur la base de cette rythmique atypique, tu peux tout te permettre. J’ai même entendu un morceau avec des mecs qui faisaient chanter une sourde qui articulait des choses incompréhensibles ! La base rythmique est tellement forte et tellement joyeuse, que dessus, c’est la porte ouverte à tous les sons, les plus insolites comme les plus ironiques. On peut y entendre des cris de chien, des cris de poulet, pour ma part j’ai utilisé des cris de gorille et de poule pour mon prochain live. Ca fonctionne très bien parce que ça renforce ce côté complètement dingue. Il y a par exemple un morceau très connu de DJ Znobia sur lequel tu entend un cliquetis d’horloge. C’est donc drôle mais ce n’est pas pour autant kitsch, parce que tu sens que ça rentre dans une sorte de vent de folie. C’est un vrai vent de folie, cette musique ! Ca ressemble d’ailleurs à Luanda, c’est le far West, là-bas, tout est possible, c’est une ville de 3 millions d’habitants qui se presse sur un espace qui ne devrait en contenir que 800 000, c’est en pleine reconstruction, il y a des chantiers partout, des bouchons de 6 heures du matin à 11h du soir, c’est une ville de fous furieux, dont le Kuduro est à l’image.

Qu’en est-il des paroles ?
Ca va de pures conneries à des choses plus politiques. Un chanteur s’est quand même fait dessouder par la police. C’est une musique du peuple, il y a parfois des textes hardcores, mais parfois aussi de grosses conneries. Au début, c’était plus dur, maintenant c’est plus festif, ça passe à la télé, à la radio, il y a même des trucs romantiques.

Quel est le matériel dont ils disposent ?
De vulgaires PC équipés du logiciel le plus simple, Fruity Loop. Bon, il y a quelques beaux studios avec du gros matos, mais globalement, ce sont les mecs des ghettos qui font du Kuduro. Bon, il y a quelques stars comme Dog Murras, Beto Max ou DJ Manya, mais tous les autres, ce sont des pauvres mecs qui font ça le soir quand ils rentrent de l’école, à l’arrache. Ils mixent sur leur chaîne hi-fi, c’est n’importe quoi, mais le truc, il est fait, il est jeté et il circule.

Est-ce qu’on assiste là à une forme de détournement de la technologie ?
Non, il n’y a aucun détournement. C’est l’inverse, par exemple, d’un artiste occidental comme Monolake, qui développe et adapte de nouvelles technologies, trouve de nouvelles sonorités, construit ses machines et ses potentiomètres. Eux, ils s’en foutent. Il installent Fruity Loops, ils l’ouvrent et ça y va. Il n’y a donc pas de détournement au sens technologique. Par contre, il y a une appropriation sans vergogne d’un médium et d’un logiciel pour exprimer une culture africaine. Et ça c’est intéressant. Bien sûr, à Luanda, tu as une scène hip hop ou ragga, mais dans le Kuduro, il y a une manière de clamer, « nous on est angolais, et on fait une musique qui nous ressemble ». Ils ne vibrent pas sur la house ou sur la musique des DJs stars européens, ils s’en foutent. Ils ont une fierté de faire leur truc, qui leur appartient, et basta.

Comment est-ce que la musique circule ?
Le Kuduro est angolais à 100%. Cela étant, beaucoup de capverdiens font du Kuduro mais ce n’est pas vraiment leur culture. Quand tu vas à Luanda, tu te rends compte à quel point les types sont dingues, et pourquoi la musique qu’ils font est dingue. Les capverdiens ont une manière de faire du Kuduro vachement gentille à côté, et qui n’arrive pas à retranscrire cette espèce de folie. Il se trouve que l’on a une communauté capverdienne importante en France par rapport aux angolais, tout comme en Hollande où est elle est encore plus importante. Aujourd’hui, le Kuduro s’est donc répandu via les pays lusophones, à Sao Tome & Principe, au Mozambique, récemment au Brésil. Chez nous, le Kuduro circule via les réseaux capverdiens, car il y a peu de véritables angolais en France. On retrouve cette musique dans les soirées capverdiennes, chez de petits DJs français dont les parents sont originaires de là-bas, de jeunes français qui dansent, mais de manière très gentille, de manière très différente à ce qui se pratique en Angola. Là-bas, j’ai vu des mecs casser des chaises, casser des briques avec le dos, des trucs de fous. Le Kuduro circule aussi un peu dans les milieux antillais, grâce à un ou deux morceaux qui marchent, mais c’est tout. C’est encore limité.
Pour ma part, quand je suis revenu en France avec ce projet, à l’époque, tout le monde s’est un peu foutu de ma gueule, mon manager comme mon tourneur. Mon tourneur a essayé de vendre mon groupe sur scène, le Kuduro Sound system, et tous les programmateurs qui avaient acheté précédemment mon projet African Divas, sans problèmes, se sont aussi foutus de ma gueule, ils ne comprenaient pas du tout l’idée. Ce que je peux te dire trois ans après, c’est que le Kuduro, on va le prendre en pleine gueule cette année, et sans doute cet été. Depuis quelques mois, avec ce que je vois sur Youtube et ce que j’entends sur le Net, je peux te dire que ça monte. Mais pour l’instant, il n’y aucun véritable tube de Kuduro à part peut-être un truc assez commercial comme le « Tchiriri » de Costuleta, qui s’est répandu en dehors de la communauté capverdienne vers le Mali et s’est beaucoup propagé dans le milieu afro antillais. Donc, pour l’instant, ça monte, les jeunes s’y intéressent, et en France ça reste encore un phénomène très communautaire, capverdiens et antillais.

Je pense que ça peut toucher le public blanc, car il y a une énergie et une musicalité du chant très forte, très différente du dancehall par exemple. Quand les gens de l’électro ont l’occasion d’en entendre, ils accrochent tout de suite.
Quand je suis revenu d’Angola il y a trois ans, j’en ai tout de suite joué dans mes DJ sets. Le public ne connaissait pas du tout ces morceaux, mais tout le monde a dansé dessus, immédiatement. C’est la première fois que ça m’arrive en quinze ans. Les premiers morceaux que j’ai passé, les mecs dansaient sauf qu’ils ne dansaient pas pendant trop longtemps car le tempo à 140 BPM, il faut tenir la distance ! Après chacun de morceaux que je mixais, les gens venaient me voir systématiquement pour me demander ce que c’était. Là, je me suis rendu compte qu’il y avait un potentiel. Bon, pour séduire le public français, et pour qu’il y ait un vrai tube, il va falloir vraiment travailler le morceau.

Le tube de DJ Mujava, originaire d’Afrique du sud, n’est pas si éloigné, dans cette manière de mélanger l’Afrique et l’électronique. Les gens ont, grâce à ce titre, commencé à tendre l’oreille à ce nouveau type d’inspiration…
Non, tu ne peux pas comparer, en plus ce n’est pas un bon morceau. Tout le monde s’étonne là-dessus, c’est surestimé. Bon, je sais aussi que les gens de Warp s’intéressent au Kuduro, mais c’est en fait très difficile d’aller là-bas. Si tu n’as pas le réseau sur place, ce n’est pas la peine. Effectivement, il serait temps que tout le monde finissent par réagir et se rende compte qu’il y a quelque chose qui se passe dans le sud. Ici, c’est fini, on n’a plus d’idées, on n’a plus la fraicheur d’il y a 20 ans. Tu vas dans les favelas de Rio, les mecs c’est sans vergogne qu’ils te plient les bécanes, ils ont la même fraicheur et le même regard que nous il y a 20 ans lorsque l’on se disait que tout est possible. Ce qu’il se passe dans le sud, c’est ce qui s’est passé avec l’électronique entre 1988 et 1994 aux Etats-Unis. Tout a été fait en l’espace de cinq ans sur la house.

Ces musiques africaines passent beaucoup par la danse, ce qui est le cas en France…
Là où Tony Amado a été très intelligent, et Amado me l’a raconté tel quel, c’est qu’il s’était aperçu qu’il avait inventé une nouvelle forme de musique, mais pas de pas de danse qui allait avec. Donc, voilà, il ne savait pas trop quoi faire, comment inventer de nouveaux pas et tout à coup il voit une scène du film « Kickboxing », dans laquelle JC Van Damme danse complètement bourrée. Il va s’en inspirer et le développer et depuis, il forme toujours des danseurs en Angola. Il s’était dit que ce serait pas mal de danser ainsi avec le cul serré, comme Van Damme dans le film. Bon, de là à dire que JCVD a inventé cette danse, c’est totalement faux. Quant à la danse de Kuduro que l’on voit en France dans les clubs et chez les jeunes des cités, c’est quand même assez éloignée de ce que l’on voit en Angola.
Mais ce qui est aussi intéressant, c’est que pour la première fois depuis très très longtemps, le Kuduro renoue avec l’idée de danse collective. Bon, parfois, chacun danse dans son coin, tu as deux ou trois pas de base, et d’un coup, comme j’ai pu l’observer en Angola, trois personnes vont faire un pas de danse synchronisé et tout le monde, c’est à dire toute une discothèque de 250 personnes, va suivre le même pas. Depuis le Madison, on avait rarement vu ça.

Pour en revenir à la France, notre pays possède tout de même un duo très prometteur, Les Princes du Kuduro.
Pour moi, c’est un peu cheap. C’est assez éloigné de la musique du ghetto. Tu sais, je suis vraiment un pur et dur du Kuduro. Si je t’envois un zip de MP3 de nouveautés d’Angola, tu vas te rendre compte à quel point cette musique possède de l’énergie. Là, je viens de recevoir un DVD de pure tracks, ça ne se trouve pas facilement.

Et quant aux Buraka Som Sistema du Portugal ?
Je les trouve très prétentieux, ils font un Kuduro de « blanco » comme disent mes potes de Luanda. Certaines  batidas (rythmiques) que l’on entend sur l’album ont été achetées en Angola. C’est sympa, mais le live est cheap et ils me semblent encore un peu jeunes. Moi, je me sens rendu là-bas très souvent, en essayant d’apprendre des choses, mais eux ce n’est pas le cas. Ils viennent plutôt du drum & bass. Ils sont malins et je trouve qu’ils ont un meilleur faire-savoir que savoir-faire, comme beaucoup de mecs de cette génération. Leur album est relativement pauvre. J’attends du Kuduro des choses plus viriles et plus créatives. Ce qu’il y a d’intéressant dans le Kuduro, c’est que comparé au coupé-décalé ivoirien où il n’y pas vraiment d’évolution, à Luanda, tous les six mois ça change, il y a une vraie concurrence. Pendant une période c’est minimal, puis quelques mois plus tard, encore autre chose, c’est de la folie. Il y a trois ans c’était plus mélodique, et puis après, très sec et minimal, très batida, basé sur la batterie, sans basse, puis on y pu entendre beaucoup de sons électros, et parfois même des sons de casseroles… Ca n’arrête jamais.

Frédéric Galliano et les artistes Mankila et Pancha

Frédéric Galliano et les artistes Mankila et Pancha

Liens :

http://www.myspace.com/fredericgalliano

http://www.myspace.com/festival100angola

http://www.myspace.com/lesprincesdukuduro

http://www.myspace.com/burakasomsistema

http://planetekuduro.ning.com/

http://masalacism.blogspot.com/

http://www.kuduro.tv/

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8 Responses to “Kuduro, l’Afrique Electro (1)”


  1. 1 moondog 27 février, 2009 à 6:25

    En parallèle à l’article et suite aux propos de Galliano sur la house, est sorti en 1983 le « Time For Changes » de Faxe, un duo italien composé de Alessandro Zanni & Stefano Cundari. Ce titre à l’esthétique que je trouve très africaine, a eu apparemment un certain succès à Chicago dans les années 80.
    http://www.discogs.com/Faxe-Time-For-Changes/release/142197

  2. 2 moondog 28 février, 2009 à 12:02

    je sais que mon commentaire n’a guère à voir avec l’article
    mais je souhaitais faire connaitre ce titre pour les vrai fans de la house version larry heard ou la techno de derrick may

  3. 3 Kuduro.TV 5 mars, 2009 à 12:36

    Il y a dix ans, j’ai acheté l’un de vos livres dans lequel j’ai découvert les racines des musiques électroniques. Aujourd’hui je trouve un lien vers mon site Internet sur votre blog, je tenais à dire que c’est une belle coïncidence, mais surtout vous remercier. Salutations à toute l’équipe.

  4. 4 Jean-Yves Leloup 6 mars, 2009 à 10:44

    Hé bien, ça fait plaisir. J’ai aussi signalé votre site Internet dans mon article sur le Kuduro en France, paru dans le nouveau numéro de mars TSUGI, d’ores et déjà en kiosque.

  5. 5 Linda 31 août, 2009 à 2:51

    Ahlalaaa décidement….
    Le « Kuduro » comme son nom l’indique, signifie: « cul dur » en français.
    C’est une danse qui s’est développé dans les rues de luanda.
    Tony amado…mas quem e Tony amado sinceramente? Quem conhesce-lhe? Ninguem!
    Ele inventou a dança do kuduro? meu deus quero ver isso, quero ver-lhe dançar! esse mentiroso de merda!
    Bref…juste pour revenir au nom « cul dur », le « cul dur » est à la base une danse! Je sais pas qui t’as raconté quelle merde mais il n’y a aucune inspiration occidentale là dedans, rien à voir avec de la techno! Il s’est inspiré de « i like to move it »? Genre!!!…
    Tu dis que tu n’aimes pas les gamins qui font n’importe quoi et qui enregistre n’importe où, mais justement, c’est CA le kuduro, le vrai! Même si tu ne kiffes pas! à la base c’est censé être ca!
    La façon dont les gens le transforme et lui donne une touche elctro n’est qu’une insulte aux cultures et traditions angolanas! Et ça bien sur, les VRAIS angolais d’angola ne sont pas au courant que leur musique est autant xtraguées à l’exterieur de leur pays!Essa merda da costuleta nao tem nada a ver com O kuduro!
    Mettez vous ca dans la tête:- Le kuduro de base, c’est le kuduro « sale »,pas celui que l’on confondrait à de l’electro….que vous aimiez ou pas ce style, c’est ça! et je vois pas comment un étranger pourrait venir en angola et juger quel est le bon kuduro et quel est le mauvais…. Si vous voulez du vrai,écoutez du Bruno M (Tas a ve, endjuku…)du AGRE-G (Do Milindro, qual e problema…) ou encore du puto lilas (tesoura….)!
    Et pour la danse c’est pas la peine! Nao cunfunde o kuduro y a dança da familia fodas! ce que les gens appellent généralement « kuduro » en france (danse) est en fait une danse populaire en angola « danca da familia », mais ce n’est pas du vrai kuduro, le kuduro est tout un art, j’étais bien étonnée quand je suis arrivée en france et que l’on me dit qu’il y avait de très bon danseurs de kuduro, pour voir au final que cela n’avait rien à voir! enfin bref, si la vraie danse du kuduro vous interesse, allez voir les videos sur youtube de jeunes vraiment doués comme bruno nivel, lany luxus….

    Croyez en la parole d’une personne ayant vécu toute sa vie en angola…..
    Sur ce….

    • 6 Jean-Yves Leloup 31 août, 2009 à 9:03

      Oh là, Linda, pas la peine d’être agressive ici. Vous avez très mal lu mes articles (il y a 3 posts en tout consacrés au Kuduro), qui défend justement des artistes ou un type de musique « sale » comme vous dites, à l’image de Bruno M, Agre Dji (« Do Milindro » est un petit chef d’œuvre)ou pourquoi pas DJ Bula, même s’ils ne sont pas tous nommés dans le papier. Beaucoup de structures du Kuduro rencontrent celles de la musique électronique, tout simplement parce que la techno, que vous ne semblez pas du tout connaître, est en grande partie une musique noire, elle aussi, qui a des racines profondément ancrées dans la culture afro-américaine. Il est donc naturel que des rythmes de carnaval, des batidas, et une certaine forme moderne de composition à l’ordinateur, se rencontrent dans cette musique. Par ailleurs, régulièrement dans le Kuduro, on retrouve des motifs récurrents de la house, cette musique électronique afro-américaine, elle aussi.

  6. 7 Logier 10 février, 2015 à 12:20

    Bonjour, je fais prépare un documentaire sur la music Techno electro entre Detroit et Bamako, j’aimerais beaucoup discuter avec vous.

    Cordialement,

    Aurele Logier


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