Archive Page 3

Conférence : De Chicago à Berlin, une histoire de la musique électronique au cours des années 1990 et 2000

Retrouvez Jean-Yves Leloup pour une nouvelle conférence le samedi 8 février 2014 au TAP de Poitiers, dans le cadre du WEE (Week-End Electro).

Fuse

ÉLECTRO, TECHNO, HOUSE…
De Chicago à Berlin, une histoire de la musique électronique au cours des années 1990 et 2000.

Dans cette conférence illustrée en son et en images, Jean-Yves Leloup évoquera l’histoire de la musique électronique au cours de ces vingt-dernières années, depuis l’émergence de la house de Chicago et de la techno de Detroit jusqu’à la nouvelle vague électro des années 2010. Il abordera par ailleurs l’histoire, l’émergence et l’évolution des clubs, des raves et des événements qui ont façonné au cours des dernières décennies, cette culture désormais globale.

Infos pratiques

La chanson française se remet en piste

616809-dutroncd

Une nouvelle génération de DJ revisite avec finesse la variété des années 60 à 80, apportant une touche de modernité inédite à des titres qui passent de l’oubli au dancefloor.

Par Jean-Yves Leloup

Écoutez une sélection d’edits et de remixes et lisez notre enquête sur le site de Libération.

Conférence « Une courte histoire de la Techno » (podcast audio)

Écoutez en ligne un enregistrement de la conférence donnée par Jean-Yves Leloup le 14 janvier 2014 au Trempolino de Nantes :

1981-2014 : une courte histoire de la techno

Techno-The-New-Dance-Sound-Of-Detroit-cover

Apparue il y a déjà trente ans, la techno signe son grand retour sur la scène musicale avec le succès de jeunes artistes comme Gesaffelstein, Ben Klock, Marcel Dettmann ou Sandwell District et le succès, toujours aussi éclatant, de DJ et de musiciens plus anciens comme Laurent Garnier, Richie Hawtin ou Adam Beyer. Plus sobre, minimaliste et plus noire que sa cousine éloignée, l’electro-dancefloor, la techno 2014 revient aux sources… celles de Détroit et de Berlin.

Dans cette conférence illustrée en musique et en vidéo, l’auteur et journaliste Jean-Yves Leloup évoquera l’histoire de ce genre musical depuis son apparition au cours des années 1980 à Detroit, sa popularisation au sein de la génération rave des années 1990, et sa renaissance au sein de la scène berlinoise des années 2000.

Playlist de la conférence, podcast, photos et infos

Podcast audio sur Soundcloud

Ciné-concerts et cinémixes : quand le film devient partition musicale

Dans les salles de cinéma comme les festivals de musique, le cinémix et le ciné-concert constituent deux phénomènes particulièrement populaires en France. Ils restent toutefois peu documentés et sous-estimés par la critique. Jean-Yves Leloup, pionnier du genre au sein du duo RadioMentale, revient sur l’histoire et l’esthétique de cette pratique qui consiste à accompagner, illustrer, détourner ou remixer, en son et en musique, les films muets comme les films parlants.

Radiomentale à Mannheim (Allemagne) pendant la projection de leur cinémix réalisé sur le film "Le Mecano de la General" de Buster Keaton. Copyright info : Moritz Vogt

Radiomentale à Mannheim (Allemagne) pendant la projection de leur cinémix réalisé sur le film « Le Mecano de la General » de Buster Keaton.
Copyright info : Moritz Vogt <http://fb.com/marvelousmophotography&gt;

Le cinéma peut-il encore incarner la modernité ? Face aux flux numérisés d’images et d’informations ou aux lives audiovisuels scintillant de diodes et d’effets, il faut avouer que le cinéma peut paraître bien désuet.

Pourtant, depuis le début des années 2000, le spectacle cinématographique n’a cessé d’être questionné par les artistes. Copié, pillé, plagié, remixé, revu ou corrigé, le cinéma a investi ces dernières années l’univers de l’art contemporain, s’est disséminé dans les méandres du web tout en trouvant une nouvelle vigueur sous la forme du ciné-concert et du cinémix.

Certes, il peut paraître paradoxal d’évoquer ces deux pratiques dans un magazine privilégiant l’art du numérique et des nouveaux médias (cet article est paru à l’origine dans la revue MCD, Musiques et Cultures Digitales), tant cette forme de spectacle remonte à la préhistoire du septième art. Les salles de cinéma ont en effet accueilli dès les débuts du muet, des musiciens qui, sous la forme de petits orchestres (plus rarement des pianistes), placés sous la direction d’un chef, interprétaient les partitions de compositeurs spécialisés ainsi que les classiques de l’époque. Rebaptisée « ciné-concert », près d’un siècle après son invention, cette pratique atteste aujourd’hui d’une volonté, de la part des exploitants de salles, de renouveler les formes les plus ancestrales du spectacle cinématographique. Mais elle témoigne plus encore de la volonté des musiciens et des DJ d’échapper aux formes traditionnelles du concert ou du clubbing, et de trouver de nouveaux débouchés économiques à l’heure de la crise du disque.

À partir de 1977, Un Drame Musical Instantané fût l’un des premiers groupes modernes à s’être emparé de la forme du ciné-concert, revisitant une grande partie des classiques du muet qui, aujourd’hui encore, constituent le répertoire des musiciens et des DJ actuels : Le cuirassé Potemkine (S.M. Eisenstein), La Chute de la maison Usher (Jean Epstein), Le cabinet du Dr Caligari (Robert Wiene), Nosferatu (F.W. Murnau),  L’Homme à la Caméra (Dziga Vertov), La Passion de Jeanne d’Arc (Carl T. Dreyer),  Häxan (Benjamin Christensen) ou encore les films de Louis Feuillade, Marcel L’herbier ou du Fonds Albert Kahn. Par la suite, au cours des années 1980 et 1990, les studios, les institutions et les cinémathèques commandent à des compositeurs d’inspiration néo-classique, cinématographique, pop ou plus avant-gardistes (de Carl Davis à Pierre Henry, en passant par Art Zoyd, Giorgio Moroder ou Mauro Coceano) de nouvelles créations destinées à accompagner des grands films du répertoire, à l’image de Napoléon (Abel Gance), Metropolis (Fritz Lang) ou L’homme à la caméra (sans doute l’un des films muets les plus sonorisés avec les classiques de Lang et de Murnau).

Last night a DJ saved my film

C’est au tournant des années 2000 qu’une nouvelle génération, venue de la scène électronique et downtempo, s’empare du muet. Les Électrons Libres figurent parmi les pionniers du cinémix en France, grâce aux commandes que leur passe la Cinémathèque de Toujouse. Dès 1998, ils apportent les textures et les timbres caractéristiques de l’électronica, à d’antiques films de science-fiction comme Aelita (Yakov Protazanov) ou le trop rare Point Ne Tueras (Maurice Elvey). The Cinematic Orchestra leur succède en 2000, signant une version jazzy et bien sage de L’homme à la caméra de Vertov, tout comme Jeff Mills qui s’attaque encore timidement au Metropolis de Lang, dans une version qu’il a lui-même remonté. À partir de 2004, d’autres artistes suivent le mouvement. Alpha, Swayzak, Murcof, Sporto Kantès, Troublemakers, NLF 3, Laurent Garnier, Château Flight ou RadioMentale, répondant aux multiples demandes de la part de cinémathèques ou d’institutions comme Le Forum des Images, investissent tous le cinéma muet, avec plus ou moins de bonheur. On observe par ailleurs un mouvement identique dans le domaine du jazz, de la musique classique et contemporaine, dont de nombreux pianistes, trio ou quatuors viennent eux aussi revisiter les films du répertoire, et accentuer le phénomène.

Lire la suite ‘Ciné-concerts et cinémixes : quand le film devient partition musicale’

Un art numérique de sensations pures

Dans le cadre du festival Nemo, le Centquatre de Paris présente jusqu’au 15 décembre une exposition intitulée Trouble Makers : sensation versus digital, composée de huit installations d’un «art contemporain numérique», débarrassé de la débauche technologique dont cette discipline a si longtemps fait preuve. Bienvenue dans un univers sensoriel dans lequel nos perceptions sont mises à rude épreuve !
La silhouette d’un spectateur, perdu au sein du brouillard de Zee de Kurt Hentschläger.

La silhouette d’un spectateur, perdu au sein du brouillard de Zee de Kurt Hentschläger.

Zee, l’installation de l’artiste autrichien Kurt Hentschläger, constitue une forme d’expérience sensorielle ultime. À son arrivée, le visiteur pénètre une pièce plongée dans un brouillard d’une extrême densité. Rapidement, il est soumis à un dérèglement total de tous les sens. D’abord, il semble comme flotter dans un espace d’un blanc immaculé, puisqu’il ne peut percevoir les dimensions de la pièce (la visibilité étant réduite à une dizaine de centimètres). Mais surtout, il est pendant plus de dix minutes la proie de douces hallucinations visuelles, provoquées par le scintillement d’une lumière stroboscopique soutenue par un grondement sonore au timbre tellurique. La fréquence du scintillement stroboscopique, en résonance avec la fréquence propre à chaque cerveau, provoque en effet une série d’hallucinations visuelles, formes géométriques circulaires et fractales pour les uns, entrelacs de lignes droites et variations de couleurs pour les autres.

Lire la suite ‘Un art numérique de sensations pures’

Conférence : De l’art numérique à la musique électronique : existe-t-il une culture digitale ?

De l’art numérique à la musique électronique : existe-t-il une culture digitale ?

mois du numérique

Une nouvelle conférence de Jean-Yves Leloup, présentée le samedi 5 octobre 2013 à 17h à la Médiathèque Georges Pompidou de St-Leu La Forêt (95, Val d’Oise), dans le cadre du Mois du Numérique. Entrée libre.

Dans cette conférence illustrée en sons et en images, le journaliste et auteur, Jean-Yves Leloup, évoquera l’émergence d’un nouvel art numérique, né au tournant des années 2000, dont la vitalité et l’esthétique puise ses racines dans la révolutions de la musique électronique, apparue il y a vingt-cinq ans en France.

Du graphisme à la vidéo, en passant par la nouvelle vague du live audiovisuel et du video-mapping, le tout sans oublier la chorégraphie et le spectacle vivant, l’auteur du livre Digital Magma (réédité en mars 2013 chez Le Mot Et Le Reste) évoquera les nouvelles et dernières mutations de notre paysage artistique et culturel.

 

Programme complet de la manifestation à télécharger ici.

Génération X : une courte histoire de la French Touch

Auteur : Jean-Yves Leloup
Texte publié à l’origine dans le catalogue de l’exposition « French Touch : Graphisme / vidéo / électro » présentée au Arts Décoratifs de Paris (Octobre 2012-Mars 2013)
 
tumblr_mcgw1eZ8FL1qmsfglo1_500

La génération X, qui désigne la génération sociologique des occidentaux nés au cours des années 1960 et 1970, a souvent souffert d’une image peu flatteuse. Cette génération, que l’on définit comme intercalée, pour ne pas dire coincée, entre celle des baby-boomers, heureux profiteurs des Trente Glorieuses, et celle plus moderne et connectée des digital natives, a souvent été associée aux figures et à l’esthétique du mouvement grunge. En quelque sorte, le rock aux guitares résonnantes et aux textures abrasives des Nirvana, Mudhoney et autres formations nord-américaines comme Soundgarden et L7, aurait été à l’image de certains jeunes occidentaux de la fin des années 1980 et des années 1990, à la fois insoumis et tire-au-flanc, sans repères et sans (grand) avenir, dont l’image et le destin se seraient incarnés, in fine, dans le geste désespéré et la figure martyre de Kurt Cobain.Lorsque le jeune rocker américain décède en 1994 à l’âge de vingt-sept ans, son suicide apparaît cependant pour beaucoup d’entre nous comme un geste absurde et pathétique, symbolisant l’agonie trop longtemps prolongée d’un rock exsangue, sans plus aucune emprise sur son époque. Car la génération X dont je fais partie, née tout comme Cobain à la fin des années 1960 (nous sommes nés à un an d’écart), possède bien peu de choses en commun avec le romantisme adolescent du mouvement grunge. La génération X dont je fais partie, c’est celle qui a vécu, pleine d’espoir, la fin de la guerre froide et les débuts utopiques de l’Internet et de ce qu’on nommait hier encore, la cyberculture. La génération X dont je fais partie, c’est celle de ravers, de clubbers, de DJ, de musiciens et d’amateurs de musique électronique pour qui le X n’est en rien le synonyme péjoratif d’une génération désenchantée ou en manque d’idéal, mais plutôt le sésame vers l’extase et l’euphorie (l’ecstasy, la drogue aux effets empathiques qui circulait dans les fêtes de l’époque était généralement désignée grâce à la lettre X).

Lire la suite ‘Génération X : une courte histoire de la French Touch’



Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 57 autres abonnés