« Une histoire de la musique électronique 1968-2015″, conférence le 3 avril à 20h à Sedan

Retrouvez Jean-Yves Leloup pour une conférence qui viendra clôturer le mois de l’électro dans la région de Sedan et Charleville-mézières.

Disquaire Gramophone, Chicago, 1998 (c) P-E Rastoin.

Disquaire Gramophone, Chicago, 1998 (c) P-E Rastoin.

Dans cette conférence illustrée en son et en images, Jean-Yves Leloup évoquera les grandes étapes de l’histoire de la musique électronique, de Pierre Henry à Daft Punk, de la disco d’hier à la minimale techno actuelle, de l’Allemagne des seventies à l’Afrique d’aujourd’hui. Il abordera par ailleurs l’histoire, l’émergence et l’évolution des clubs, des raves et des événements qui ont façonné au cours des dernières décennies, cette culture désormais globale.

Vendredi 3 Avril 2015 à 20h00 CONFERENCE – « 1968 – 2015 : UNE HISTOIRE DE LA MUSIQUE ELECTRONIQUE » animé par Jean-Yves Leloup

@ Amphithéâtre Pierre-Mendes France / Médiathèque GEORGES-DELAW (Corne de Soissons 08200 Sedan)

Entrée Libre

House & techno : de l’underground au mainstream, des années 1990 à 2010

À voir, et à écouter, une interview de Jean-Yves Leloup pour l’émission, Electroline, dans lequel l’auteur de Global Techno et Digital Magma, évoque l’évolution de la house et de la techno depuis les années 1990 jusqu’à leur renaissance dans les années 2010.

Conférence et table ronde : « Culture Techno : de l’ombre à la lumière »

Une table ronde, à voir en vidéo, organisée par le collectif et blog B2B à l’hiver 2014, consacrée à l’émergence de la culture techno en France et son aspect politique. Avec Jean-Yves Leloup, Manu Le Malin, Cabanne et Tommy Vaudecrane de Technopol.

« Ô Superman » : pulsation vitale

Auteur Jean-Yves Leloup

Version longue d’un article publié dans le hors-série du magazine Tsugi ‘100 singles » (été 2014) 

À propos de « O Superman (For Massenet) » (1981, One Ten Records/Warner Bros) de Laurie Anderson.

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« O Superman », l’un des tubes parmi les plus singuliers des années 80, pourrait se résumer à son squelette rythmique réalisé à partir d’une simple syllabe, un « ha » en forme de soupir et de respiration atone. Une pulsation vocale, comme dénuée de toute émotion, qui sert de socle rythmique à cette chanson synthétique et minimaliste, mi-parlée mi-chantée, dont le caractère poétique, hypnotique et rêveur n’a cessé de hanter des générations d’auditeurs. Cette respiration haletante, menée sur un tempo à 150 BPM, se mêle en effet à merveille à la voix langoureuse de l’artiste passée au filtre sensuellement robotique d’un vocodeur, portée par des notes tenues de synthétiseur, quelques boucles de flûte, d’orgue Farfisa, de saxophone, sans oublier quelques lointains chants d’oiseau.

 

Sortie en 45 tours en 1981 sur One Ten, un minuscule label new-yorkais dédié aux publications d’artistes venues des avant-gardes et des arts visuels, ce long poème sonore de 8mn25 va connaître un succès inattendu dans les singles charts britanniques grâce au soutien enthousiaste de l’animateur John Peel, qui le programme régulièrement dans son émission sur la Radio One de la BBC. Ses paroles cryptées, son absence de refrain, son originalité rythmique, son caractère étranger à tout format radio vont paradoxalement faire de « O Superman » un hit emblématique mais déviant de ces jeunes années 1980, aux côtés des « Tainted Love » de Soft Cell et autres « Don’t You Want Me ? » de Human League, sortis la même année. Le single devient même un tube radiophonique au-delà des frontières de l’Angleterre, comme en Hollande ou en France par exemple, dont l’époque est marquée par la libéralisation de la FM et la naissance de nombreuses stations avides de radicalité et de modernité.

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Quand l’art numérique fait son cinéma

Auteur : Jean-Yves Leloup

Des installations mettent à nu le spectacle cinématographique

Présentée à Aix-en-Provence et à Marseille, l’exposition Matière Cinéma a rassemblé une dizaine d’artistes français dont les installations explorent à l’aide des outils numériques, la question de l’illusion et du récit cinématographique.

Perpendicular_cinema_©_Julien_Maire

« Perpendicular Cinema », une œuvre et un dispositif visuel de Julien Maire.

En l’espace de quelques années, le cinéma a fait sa révolution numérique. Cette technologie est même au cœur de son industrie. Effets spéciaux, caméras, matériel de prise de son, studios de montage et de postproduction, projecteur, projection 3D, diffusion et distribution en ligne… l’ensemble de la chaîne de production du septième art s’est convertie à l’informatique et au réseau. La pellicule et ses boîtes métalliques géantes ont désormais été remplacées par des disques durs. Et même les acteurs de chair et de sang s’effacent parfois devant les comédiens virtuels des films d’animation, les super-héros et les créatures d’images de synthèse.

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La révolution de la géolocalisation des sons

Auteur : Jean-Yves Leloup

Grâce au développement des systèmes de localisation, la démocratisation des smartphones et des technologies développées autour de Google Maps, une nouvelle génération d’outils, de sites collaboratifs et d’œuvres d’art, basés sur la géolocalisation des sons, ont fait leur apparition sur la Toile comme dans la vie réelle. Il peut s’agir de soundmaps, des cartographies dédiés à la mémoire et à la conservation des sons de la nature ou des villes, mais aussi de logiciels ou de sites permettant de «poster» et de géolocaliser des sons sur un parcours, un territoire, qu’un visiteur est dès lors invité à écouter in real life, un casque sur les oreilles.
Aporee DüsseldorfL’Internet et les technologies mobiles ont souvent été perçus comme des médias dédiés à l’écrit, au visuel, aux télécoms, à la consommation de la musique, ou de façon plus générale comme des outils destinés à supplanter les technologies audiovisuelles d’antan. Mais depuis quelques années, de nombreux projets, œuvres et plateformes, en grande partie initiés par les communautés artistiques et scientifiques, ont choisi une voie divergente et se sont développées autour du son comme référence commune.

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Musique et arts numériques : Existe t-il une culture digitale ?

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Depuis le début des années 2000, un nombre croissant de pratiques artistiques, ainsi que les lieux et les festivals qui les accueillent, mêlent volontiers arts numériques (performances et installations audiovisuelles, œuvres interactives) et musique électronique (de la plus dancefloor à la plus expérimentale), attestant le fait qu’il existe des références et des esthétiques communes à ces différentes disciplines. C’est la raison pour laquelle on évoque parfois cette notion, certes encore vague, de culture digitale, voire de culture techno, pour désigner cette dynamique artistique.

Lire la suite de cet article, à visée pédagogique, et très synthétique, sur le site de Stéréolux.



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